Actualité et histoire

Initiation à la photographie

Bonjour bonjour !

Aujourd’hui point de bolides. Intéressons nous au huitième art : la photographie. Ce court exposé ne prétend pas couvrir l’étendue technique et créative immense de la photo mais consiste simplement en une présentation de concepts essentiels sur le sujet.

* Différence entre un appareil argentique et numérique :

Le coeur d’un appareil numérique, c’est son capteur. Ce capteur comporte un maillage (quadrillage) dont les carreaux sont des pixels. Chaque pixel convertit l’énergie lumineuse qu’il reçoit en signal électrique ; ainsi naît l’image numérique. La résolution d’un appareil est donc la « densité » du maillage, ie le nombre total de pixels. Actuellement, les très bons appareils donnent dans les 15Mpixels.

Un appareil argentique, lui, comprend une pellicule, film composée recouvert généralement d’une émulsion d’halogénures d’argent (d’où son nom). Ce film réagit chiquement à la lumière, noircissant avec l’intensité de celle-ci. La pellicule donne ainsi un négatif.

Alors que choisir : argentique ou numérique ? En fait, la différence entre les deux, c’est la continuité de l’image. Un numérique donne une image « discrétisée » de la réalité : on découpe la réalité en carreaux uniformes. En théorie donc, plus on regarde de près l’image, plus on voit ces carreaux : ça « pixellise » comme on dit souvent. L’argentique, au défaut de répartition de l’émulsion près, donne une image continue de la réalité : on aura beau zoomer, l’image sera toujours nette, car le pixel est à l’échelle moléculaire ! Tel est l’argument technique avancé par les aficionados de l’argentique.

Cependant, la résolution des numériques ayant énormément augmenté au fil des années, la différence n’est plus valable « à l’oeil nu ». Le numérique offre d’énormes possibilités de développement pour un coût bien moindre en plus. Tous ces arguments participent à son utilisation de plus en plus courante même par les pros.

* Les différents types d’appareils :

On disque trois grandes familles d’appareils numériques, chacun ayant leur gamme de prix :

  • Les compacts : tenant dans la poche, ils coûtent jusqu’à 200 euros et sont utilisés par le « grand public ». Ils comportent un zoom numérique.
  • Les bridges : les bridges sont de gros compacts munis d’un vrai objectif non interchangeable, donc devant couvrir de grandes plages de zoom. Prix : entre 100 et 500 euros.
  • Les reflex : c’est l’« appareil du pro » : entre 1000 euros et ... ... Un reflex est un appareil composé d’un boîtier auquel on ajoute des objectifs de taille différente + des flashs + ... . C’est assurément la meilleure gamme qui existe, mais tout à un prix... parfois exorbitants.

Exemple : mes photos sont prises avec un bridge, un Lumix DMC FZ-28.

* Ouverture, vitesse, sensibilité et focale :

Hola finalement j’ai fait bien plus long que prévu. Tout ça pour arriver à ces 4 notions essentielles.

  • La focale est en gros le zoom d’un appareil. Elle varie entre 20 mm (grand angle) et 600 mm (téléobjectif de paparazzis !) Les compacts vont jusqu’à 300 mm, mais en « trichant » au détriment de la qualité. Les objectifs longues focales des reflex eux vont jusqu’à 500 mm (1000 euros pièce...). Les bridges, eux, sont entre deux.

Pour réaliser une photo, il faut gérer la quantité de lumière qui entre dans l’appareil et comment elle est perçue. Pour cela, on voit jouer sur 3 paramètres :

  • La sensibilité : comme son nom l’indique, elle paramètre la façon dont l’appareil « ressent » l’intensité lumineuse. En numérique, on parle en ISO : 100, 200, 400, 800, 1600, ... Au plus faible, on est à ISO 100 en général. En passant à 400, on multiplie par 4 la sensibilité. Mais, plus on monte en ISO, plus la qualité de la photo sera basse. Avec un compact/bridge, une photo devient déjà très limite à 400 (exemple des Ferrari : ISO 400)
  • La vitesse : on choisit le temps pendant lequel la lumière va entre (de 30s (photo de nuit par ex) à 1/2000s). Plus la vitesse est faible, plus le sujet bougera pendant le temps de pose et donc plus la photo risquera d’être floue si vous ne le suivez pas bien. Un « filé » consiste à avoir un sujet net sur un appareil plan flou car qui a défilé pendant le temps de pose (ex : les affiches pour voiture de sport).
  • L’ouverture : c’est le diamètre du trou par lequel passe la lumière. Il est réglé par un mécanisme appelé diaphragme. On la note comme une fraction de la focale f : f/1, f/1.4, f/2, f/4, ... Cette suite a priori bizarroïdes de valeur vient du fait qu’entre deux valeurs de focales on multiplie/divise la quantité de lumière par deux, et donc le rayon de l’ouverture par racine de 2. Influence essentielle de l’ouverture : plus l’ouverture est grande, ie le dénominateur de f/. est petit, plus la profondeur de champ (en gros, la profondeur de la zone net) est faible.

Récapitulons tout ça avec des exemples concrets de situation de prise :

  • Réglage de la sensibilité : ISO mini toujours, sauf photo rapide de nuit où on montera à 200 voire 400.
  • Réglage de l’ouverture/vitesse : les deux sont indissociables : une fois que les ISO sont fixés, on a des couples « ouverture-vitesse » fixés pour avoir une bonne exposition (« luminosité » et « contraste » en gros). C’est pourquoi on utilise souvent des modes priorité vitesse (noté S : speed ) ou priorité ouverture (noté A : aperture). Il faut faire un compromis à chaque fois.

Exemples :

  • Filé : vitesse faible mais telle que l’ouverture ne soit pas trop grande non plus, pour avoir une profondeur de champ acceptable. Exemple.
  • Macrophotographie (insectes etc) : il faut être très lumineux, donc vitesse faible et ouverture maximale (d’où la très faible profondeur de champ de ces photos). Exemple.
  • Hélice d’avion : pour avoir un disque complet, il faut prendre une vitesse suffisamment faible (donc temps long) pour que l’hélice ait eu le temps de faire un tour complet le temps de pause : 1/60 par exemple. Exemple.
  • Portrait : si on veut garder le paysage, ouverture faible donc vitesse lente, sinon l’inverse.

Bien-sûr, d’autres propriétés entre en jeu, comme le fait qu’on perd en luminosité à grande focale mais gagne en profondeur de champ, ... , Voilà, c’était un petit aperçu du monde de la photo. C’est le minimum qu’il faudrait savoir pour commencer à exploiter correctement un appareil. Bien-sûr, je n’ai pas du tout abordé l’aspect principale de cette passion : l’art, qui demanderait des pages et des pages pour finalement conclure que la créativité de chacun est reine. STOP au mode « auto » donc, dans lequel vous n’êtes pas maître de ce que vous faites. Qualité max et modes de priorités : à vous de jouer !

Si ça vous intéresse, je pourrais bien-sûr développer certains points (ou pas !) Dans la mesure de mes maigres connaissances bien-sûr.